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Oui, la viande peut être bénéfique pour l’environnement

Une vache laitiere dans un pâturage sur l'alpage Le Grin, le 11 août 2014. | Keystone / Anthony Anex

Les élevages au pâturage peuvent avoir un bilan carbone neutre, et même des bénéfices pour la biodiversité ou la qualité des sols. De quoi changer les perspectives, quand les pays développés sont appelés à réduire leur consommation de viande et d'autres souffrent d’insécurité alimentaire.

Le message est répété à toutes les sauces: le secteur de la viande est un gros émetteur de gaz à effet de serre (GES). Mais voilà, tous les élevages ne se valent pas en termes d’impact environnemental. Certains systèmes sont même bénéfiques dans la stratégie de lutte et d’adaptation au changement climatique. Tout du moins, à certaines conditions.

Pourquoi on en parle. L’agriculture est l’une des enjeux clés de la COP27. Dans un contexte d’urgence climatique, le secteur de la viande, et notamment l’élevage de bœuf, est pointé du doigt pour ses émissions à l’échelle mondiale. A juste titre:

Mais cette moyenne masque de grandes disparités, tient à nuancer Vincent Blanfort, chargé de mission sur le changement climatique au sein du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad). L’agro-écologue étudie les systèmes pâturés depuis une quinzaine d’années: «Le GIEC fournit un bilan global, mais quand on regarde plus près, on obtient des résultats totalement différents.»

Ian Scoones, directeur du Steps Centre, le centre de recherche en durabilité de l’Université du Sussex, également en charge d’un projet de recherche européen sur le pastoralisme, abonde:

«Nous devons abandonner l'argument selon lequel tous les élevages sont mauvais».

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