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OPINION – Lorsque nos impôts financent les marges de Coop et Migros

Madeleine von Holzen

ÉDITORIAL. Les Milch-lait-latte files apportent des éléments précis sur les marges réalisées par les grands distributeurs sur certains produits laitiers. De quoi relancer très sérieusement le débat à propos de la concurrence et de l’opacité de ce marché.

Nos impôts financent les marges des grands commerçants de détail en Suisse: le raccourci est-il excessif? Les marges brutes de Migros et Coop sont élevées, très élevées même, en fonction du produit et de la référence, par exemple pour certains fromages ou des yogourts... C’est ce que démontre une enquête inédite réalisée par Le Temps et Heidi.news.

Puisque les deux géants oranges ne communiquent pas la structure exacte de leurs coûts, il est impossible de savoir avec précision ce qui justifierait ces marges si importantes. Les salaires et les coûts de production suisses sont bien sûr supérieurs aux niveaux français ou allemands, mais les prix de vente des produits le sont aussi, et très largement. Les marges révèlent des écarts avec nos voisins européens qui paraissent tout à fait excessifs.

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