Réservé aux abonnés

Le bio affame l'Afrique? Les propos du patron de Syngenta décortiqués

Erik Fyrwald, directeur de l'entreprise Syngenta, en 2017. | Keystone / Patrick Straub

Si l’objectif était de faire parler, c’est réussi. Début mai, Erik Fyrwald, le directeur de la société suisse spécialisée dans la chimie et l'agroalimentaire Syngenta, a attaqué au vitriol l’agriculture bio, dans une interview pour la NZZ.

L’entretien abordait bien d’autres sujets – guerre en Ukraine, présence de Syngenta en Russie, projet suisse de moratoire sur les OGM –, mais c’est la partie consacrée à l’agriculture biologique qui a retenu toute l’attention. Ses phrases choc ont eu une large portée dans la presse suisse, ainsi qu’en France.

Pourquoi on revient sur cette interview. Le débat entre tenants de l’agriculture conventionnelle et fervents adeptes du bio est loin d’être nouveau. Mais l’opposition entre productivisme nourricier et durabilité des systèmes alimentaires trouve un nouvel élan avec l’invasion de l’Ukraine. Les enjeux de sécurité et d’autonomie alimentaire sont remis sur la table, que ce soit à l’échelle de l’Union européenne ou de la Suisse.

Au-delà des considérations idéologiques, il est bon de revenir factuellement sur les arguments développés par Erik Fyrwald. Nous avons sollicité le directeur de la multinationale suisse pour le confronter à la vérification de ses propos effectuée par Heidi.news, mais son calendrier «ne lui permet pas d'accorder une interview», nous a répondu le service presse de l’entreprise.

Réservé aux abonnés

Cet article est réservé aux abonnés.

Déjà abonné(e) ? Se connecter