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L’Europe prise en étau entre durabilité et souveraineté alimentaire

Entre le marteau et l’enclume. Les débats autour de la stratégie agricole européenne «de la ferme à la fourchette» (Farm to fork, F2F), qui vise à une agriculture plus respectueuse de l’environnement, se trouvent attisés par la guerre en Ukraine. D’un côté est brandie la souveraineté alimentaire pour justifier la réévaluation des objectifs de la F2F. De l’autre, on dénonce un certain opportunisme, sur fond de changement climatique qui nécessite de revoir notre système agro-alimentaire.

Pourquoi on en parle. La problématique est désormais portée à l’échelle européenne. Un conseil des ministres de l’agriculture s’est tenu le 2 mars, à l’issue duquel le commissaire européen à l’agriculture a évoqué la mise en place «de mesures exceptionnelles» visant «à sécuriser et libérer les capacités de production de l'Europe en 2022». Quelles seront-elles exactement? La stratégie de la F2F sera-t-elle révisée en profondeur ou à la marge? Réponse le 21 mars, après une réunion du Comité spécial Agriculture.

D’ici là, il est intéressant de se pencher sur l’argument selon lequel l’arrêt des importations venant d’Ukraine et de la Russie, combiné à la folie des cours mondiaux des céréales, exige de reconsidérer les objectifs agricoles européens.

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Le principe de la F2F. Pour rappel, la nouvelle stratégie agricole européenne vise notamment, d’ici 2030, à:

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