Initiative sur l'élevage intensif: les clés pour tout comprendre

Image d'illustration. | Keystone / KEYSTONE/Alexandra Wey

Le 25 septembre, les Suisses sont appelés à se prononcer sur l’initiative «non à l’élevage intensif», lancée par l’association Sentience Politics et soutenue par différentes organisations de protection des animaux et de l’environnement. Vous êtes passé à côté du sujet? Heidi.news vous propose une séance de rattrapage.

D’abord, les faits

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Infographie sur l'élevage en Suisse. | Heidi.news / KM

Heidi.news revient dans une série d’infographies sur les animaux élevés en Suisse, une tendance continue à la densification, le nombre moyen de poules par élevage (et la comparaison à l’échelle internationale), ou encore le nombre de bêtes bénéficiant des programmes de bien-être animal.

Les notions d’élevage intensif et de bien-être animal sont au cœur de l’initiative soumise à votation le 25 septembre. Heidi.news fait le point.

Quels seraient les changements concrets pour la vie des premiers concernés? Taille des troupeaux, accès extérieur, autres conditions de détention, transport et abattage… Vous saurez tout sur les nouvelles conditions d’élevage.

Quelles seront les répercussions à l’échelle des agriculteurs et des consommateurs? A nouveau, il y a à boire et à manger sur les données chiffrées.

Les arguments des comités

Julia Huguenin est coordinatrice pour la Suisse romande de la campagne du comité de soutien au texte, et appelle à un «oui» massif. Dans un entretien pour Heidi.news, elle appelle à améliorer la vie des animaux «que l’on ne voit pas» et à imposer les mêmes conditions d’élevage sur les produits importés.

L’initiative aura des conséquences majeures sur la production indigène, dénonce Michel Darbellay, responsable du département production, marché et écologie à l’Union suisse des paysans. Et s’il est toujours possible d’améliorer le bien-être animal, encore faut-il que la demande chez les consommateurs suive, ajoute-t-il. Entretien.

Des avis d’éleveurs

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Pascal Tercier et l'une de ses vaches, de la race Hinterwald l Heidi.news / SG
Parmi celles et ceux qui nous nourrissent, cet agriculteur de Charmey détonne. Il soutient l'initiative contre l'élevage intensif et ne met pas de cloches à ses vaches, pour qu'elles puissent l'entendre. Ses bêtes, Gina, Rosa ou Fabia, boivent du café et se soignent à l’arnica.

Benoît Marti, souriant, nous accueille dans sa ferme de Saint-Aubin (FR). Dans cette exploitation, on élève tout en bio, sauf les porcs. Pour cet éleveur, le message est clair: il préfère que les consommateurs choisissent le conventionnel local, plutôt que de la marchandise étrangère bio.

«Il faudrait que les gens meurent de faim pour qu’ils se rendent compte de l’importance des agriculteurs. C’est moche, hein?» La voix est aussi douce que les mots tranchants. Patrick Weidmann est agriculteur «depuis toujours», dans le Jura-Nord vaudois. Le bien-être animal est déjà dans l’étable, assure l’agriculteur, selon qui l’initiative sonnerait le glas de l’élevage local.

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Image d'illustration. | Keystone / Gaëtan Bally
Ils sont parmi les premiers éclaboussés lorsqu’éclate une affaire de maltraitance dans les élevages. Les vétérinaires cantonaux sont chargés par la Confédération de surveiller les conditions de vie des animaux, que ce soit au sein des exploitations, à l’abattoir, ou chez les particuliers.

Fernand Cuche est un paysan militant écologiste et ancien élu neuchâtelois. Humaniste, il s'engage pour le respect de la dignité humaine et la préservation de l'environnement. Dans cette tribune, il explique pourquoi il votera oui le 25 septembre à l’initiative sur l’élevage intensif.