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Elevage intensif: «Consommateurs, soyez conséquents dans vos achats»

Image d'illustration. | Keystone/Anthony Anex

Le 25 septembre, les Suisses sont appelés à se prononcer sur l’initiative «non à l’élevage intensif». Un sujet passionnel qui fait l’objet de joutes intenses entre défenseurs et opposants. Michel Darbellay, responsable du département production, marché et écologie à l’Union suisse des paysans, s’oppose farouchement au texte et appelle à un «non» massif.

Heidi.news – Une première question terminologique. Qu’est-ce qu’un élevage intensif?

Michel Darbellay – Pour moi, l’un des problèmes majeurs de l’initiative est son intitulé. Massentierhaltungsinitiative n’a pas été traduit par «élevage de masse», mais «élevage intensif». L’élevage de masse donne une image assez claire. On arrive à la conclusion que cela n’existe pas en Suisse et que l’initiative est donc inutile. Vis-à-vis du terme élevage intensif, la perception est variable. Même si vous comparez deux exploitations de vaches laitières, même avec dix vaches, il y en aura toujours une plus intensive que l’autre, car elle produira un peu plus de lait que l’autre par vache, ou qu’elle aura plus de rendement d’herbe sur une surface donnée.

Lire aussi: Au fait, c’est quoi un élevage intensif?

Le caractère intensif serait selon vous un synonyme de productif. Il n’y aurait donc pas de problème d’élevage intensif en Suisse?
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