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Allaitement: «La façon dont l’industrie cible le personnel médical est alarmante»

Image d'illustration. | Keystone / AP Photo / Andy Wong

«Agressif» et «contraire à l’éthique». C’est ainsi que l’OMS et l’UNICEF qualifient le marketing des compagnies de substituts de lait maternel, dans un rapport au vitriol publié ce 23 février. Les chiffres donnent le tournis: cette industrie investit chaque année 2,7 à 4,6 milliards de francs rien que pour le marketing — un montant presque équivalent au budget annuel de l’OMS. Il faut dire que le marché est immense, il pèse 50 milliards de francs.

Pourquoi c’est préoccupant. L’OMS recommande, autant que possible, l’allaitement maternel exclusif durant les six premiers mois de vie de l’enfant — puis en complément aux aliments solides. Le lait maternel est jugé crucial pour la nutrition du nourrisson et son immunité, favorise l'établissement de liens affectifs entre l’enfant et la mère et réduit les coûts pour les familles et les systèmes de santé. Face à un marketing agressif, voire mensonger, l’OMS craint que les parents privilégient à tort les substituts de lait maternel.

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