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Dans la tête des dauphins, retours sur le Nobel de médecine et l'actualité du jour

Bonjour à toutes et à tous et bienvenue sur votre Flux Santé. J'ai de nouveau le plaisir de vous accompagner aujourd'hui. Si vous avez des questions ou des remarques, des interrogations existentielles ou des idées qui vous occupent, il faut nous le dire: sante@heidi.news.

Au programme d'aujourd'hui: la santé mentale… des dauphins. Car le Flux santé, peu sectaire, s’intéresse aux animaux non humains. Nous y verrons que l’abondance de nourriture dans les zones de pêche influe sur le caractère des dauphins, qui en deviennent moins sociaux. De là à faire un parallèle avec Homo sapiens, il n’y a qu’un pas.

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L'actualité vue par le dessinateur syrien Najah Albukai

Dessin de Najah Albukai, scène dans les prisons syriennes où, jour après jour, les corps s'accumulent. "Les cadavres étaient marqués par des chiffres", se souvient-il.

Najah Albukai était professeur des Beaux-Arts à Damas, mais il a été emprisonné quand il a manifesté son opposition au régime. En prison, il a connu la promiscuité extrême et la torture. Mercredi prochain, à Genève, il participe à une vente aux enchères au profit de SOS Méditerranée. Ce mercredi, il est le rédacteur en chef invité de notre newsletter matinale.

Dans mon radar

Le double jeu de la Turquie. Depuis deux jours, l’ONU, la France et Donald Trump font tout pour qu’Erdogan ne passe pas à l’action contre les Kurdes de Syrie après le départ des troupes américaines. A mon avis, cette probable intervention aurait pour but de faire de la place à la frontière pour les réfugiés syriens non kurdes qui s’abritent pour l’instant en Turquie et créer ainsi un mur entre les Kurdes et la Turquie. Ce qui arrangerait aussi le régime syrien qui ne veut pas de ces réfugiés-opposants proche de Damas.

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Comment Michel Mayor et Didier Queloz ont fait de la quête d'exoplanètes une compétence suisse

Michel Mayor (à gauche) et Didier Queloz (à droite) en 2005 | LAURENT GILLIERON/KEYSTONE

Après des années d’attente, enfin, la consécration. Michel Mayor et Didier Queloz sont les co-lauréats, avec l’Américain James Peebles, du prix Nobel de physique 2019. Leur découverte, en 1995, de 51 Pegasi b, la première exoplanète en orbite autour d’une étoile semblable au soleil, a en effet permis à l’Université de Genève de développer une expertise internationale dans ce domaine particulier.

Pourquoi c’est important. Après cette découverte, la méthode de détection utilisée par les deux chercheurs, dite «des vitesses radiales», est devenue la principale approche utilisée pour identifier ces astres lointain, avant de se faire finalement surpasser par la méthode dite «des transits» (lire ici la différence) en termes de nombre d’exoplanètes moissonnées. Mais confirmer l’existence d’une exoplanète requiert de recouper plusieurs méthodes d’observation… Encore aujourd’hui, la Suisse, et particulièrement l’Université de Genève, continuent d’ouvrir la voie.

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Des mini-organes en culture pour prédire le succès d’une chimiothérapie

Image au microscope à fond clair d'organoïdes tumoraux de patients en culture. | S. Ooft et M. Mertz / DR

Des chercheurs néerlandais ont cultivé des organoïdes de tumeurs colorectales pour prédire le succès d’une chimiothérapie. En quelques jours, leur test a été capable de prédire la réponse de 80% des patients au traitement. Une avancée intéressante en matière de médecine personnalisée publié ce 8 octobre dans la revue Science Translational Medicine.

Pourquoi c’est important. La chimiothérapie est généralement utilisée dans les cancers au stade métastatique, faute de meilleur traitement disponible. Tous les patients ne répondent pas au traitement, mais beaucoup en subissent les effets indésirables: fatigue, nausées, vomissements, perte de cheveux… Réserver les traitements aux seuls patients répondants permet un vrai gain en qualité de vie pour les autres.

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UBS se met en retrait de l'Innovation Lab à la HEG de Fribourg

En mai 2019, l'équipe Heptabox, lauréate de l'Innovation Challenge UBS-HEG-FR, devant le symbole de la banque. Crédit: HEG-FR

Le logo aux trois clés surplombe encore la pièce centrale, mais plus pour longtemps. Après une année de partenariat avec l’Innovation Lab de la Haute école de gestion de Fribourg (HEG-FR), UBS se met en retrait d’un projet ayant suscité la controverse.

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Yves Flückiger, recteur de l'Université de Genève: «Ce prix Nobel nous fera sûrement grimper dans les rankings»

Yves Flückinger, recteur à l'Université de Genève, à l'occasion du point presse donné en l'honneur des lauréat du prix Nobel de physique 2019 | KEYSTONE/Salvatore Di Nolfi

Sur trois lauréats de l’édition 2019 du prix Nobel de physique, deux sont passés par l’Université de Genève: Michel Mayor et Didier Queloz, pour leur découverte de la première exoplanète en 1995. A cette occasion, l’institution organisait un point presse, où était notamment présent Yves Flückiger, recteur de l’Université. Il s’est réjoui de la nouvelle et a évoqué ses implications pour le monde académique suisse.

Pourquoi c’est (aussi) important. Les récompenses prestigieuses comme le Nobel, au-delà de la consécration de travaux pionniers pour nos connaissances, sont également importantes pour les laboratoires et les institutions scientifiques. Ils leur permettent d’asseoir leur réputation, y compris dans les classements internationaux.

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19 ans sur les traces des chasseurs d'exoplanètes genevois nobélisés

«Je crois que cette curiosité qu’a l’homme à propos de l’exploration de l’Univers est intrinsèque, qu’il est impossible de s’en priver. Imaginez une société qui renoncerait à toute curiosité, et ramènerait ses préoccupations uniquement à ce qui est utilitaire…»

La phrase est prononcée avec autant de calme que de passion, par un fringant quinquagénaire barbu aux lunettes rondes au jeune adulte que j’étais alors, en novembre 2000. Mais je m’en souviens comme si c’était hier. Pour ma première rencontre avec lui, en vue d’un article dans La Liberté, Michel Mayor me racontait sa vie et ses envies d’astronome, dans les sous-sols de l’Observatoire de Genève.

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L'Etivaz, le génie fromager

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On peut détecter des tumeurs cérébrales en analysant le sang

Les chercheurs ont réalisé une spectroscopie du sang des patients et réussi à prédire dans 9 cas sur 10 la présence de tumeurs cérébrales. | Pixabay

En analysant un échantillon de sang par spectroscopie, des chercheurs écossais sont parvenus à capter la signature d’une tumeur cérébrale. Sans prétendre au titre de diagnostic, cette approche non invasive peut aider les médecins à mieux caractériser ces cancers et adapter leur prise en charge. Leur travail vient d’être publié dans Nature Communications.

Pourquoi c’est intéressant. Les tumeurs cérébrales restent mal prises en charge. Leur analyse implique des techniques d’imagerie lourdes voire de la chirurgie afin de prélever des tissus. Des approches non invasives sont donc très attendues. Matthew Baker, de l’université de Strathclyde (Glasgow), qui a dirigé ces recherches:

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En Belgique, associations et personnalités questionnent Octobre rose

Les membres de «Europe Donna Suisse» ont symboliquement pendu 1500 soutiens-gorges, soit le nombre de victimes du cancer du sein en Suisse sur la Place fédérale, à Berne. | Keystone / Peter Klaunzer

Une quinzaine de mouvements actifs dans la santé des femmes ont signé une opinion publiée vendredi 4 octobre dans le quotidien belge Le Soir, intitulée «Octobre rose: une campagne commerciale qui infantilise les femmes». Associations, syndicats et médecins y dénoncent «la marchandisation de la santé des femmes» et la «désinformation sur le dépistage».

Pourquoi on vous en parle. Un peu partout en Europe, de plus en en plus de voix s’élèvent contre les campagnes marketing qui accompagnent Octobre rose. En effet, depuis le début, l’initiative est suspectée de «Pinkwashing» de par ses liens avec de grandes entreprises cosmétiques et des laboratoires pharmaceutiques. L’intérêt du dépistage systématique par mammographie est aussi questionné.

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Lire l'article dans Le Soir

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Le prix Nobel de physique à Michel Mayor et Didier Queloz, découvreurs genevois de la première exoplanète

Vue d'artise de l'exoplanète 51 Pegasi b | ESO/Flickr/Creative Commons

Elle s’appelle 51 Pegasi b, ou encore Dimidium. Découverte en 1995 par les astronomes suisses Michel Mayor et Didier Queloz, cette exoplanète est la toute première planète autour d’une étoile autre que notre Soleil à avoir été confirmée. Il s’agit d’une planète gazeuse jovienne, c’est-à-dire semblable à Jupiter. Elle a valu aux deux astrophysiciens, qui travaillaient alors à l’Observatoire de Genève, de remporter ce 8 octobre le prix Nobel de physique 2019, aux côtés de l’Américain James Peebles, pour sa part récompensé pour ses travaux en cosmologie.

Pourquoi c’est important. Ce prix vient à point nommé pour saluer la naissance de l’exoplanétologie, ce champ de l’astrophysique jeune d’à peine 25 ans, et qui vise à détecter les exoplanètes, à en évaluer la structure physico-chimique et, du moins pour les planètes rocheuses, à en évaluer l’habitabilité. On en dénombre désormais 4118, et quelques milliers d’autres candidates en attente de confirmation.

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Un fongicide trouvé en excès dans l’eau de plusieurs communes vaudoises

Le chlorothalonil est très utilisé dans les cultures céréalières et maraîchères, depuis les années 1970 en Suisse. | Keystone / Patrick Pleul

Une vingtaine de cas de dépassements des seuils de chlorothalonil dans l’eau potable ont été identifiés dans le canton de Vaud, depuis l’abaissement des seuils fédéraux en août dernier. Un résidu de ce fongicide, l’acide sulfonique, a été retrouvé en léger excès dans les régions de Thierrens, Moudon et Echallens, rapporte la RTS. D’après l’inspection cantonale des eaux, l’eau du robinet peut toujours être consommée. Les communes concernées ont deux ans pour se mettre aux normes.

Pourquoi on vous en parle. Le chlorothalonil est employé depuis cinquante ans dans les cultures de céréales et de légumes. L’agence de sécurité européenne des aliments (Efsa) estime que le produit est très toxique pour les organismes aquatiques et l’a classé parmi les cancérigènes avérés chez l’homme (C1B) en 2019. L’Union européenne a décidé d’interdire son utilisation dans les pays-membres, avec application progressive à compter de 2020. Il sera également interdit en Suisse prochainement.

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À lire sur le site de la RTS

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Francesco Pepe, directeur de l'Observatoire de Genève: «Nous avions presque abandonné» l'idée du Nobel

Francesco Pepe, professeur au Département d'astronomie de l'Université de Genève. | Unige

Francesco Pepe est directeur du Département d’astronomie de l’Université de Genève, historiquement connu sous le nom «Observatoire de Genève». C’est là que les deux astrophysiciens suisses récompensés ce mardi ont mené leurs travaux (les observations astronomiques elles-mêmes ont eu lieu à l’Observatoire de Haute-Provence).

Arrivé au département en 1998, il n’a pas participé à la découverte de la première exoplanète, mais a étroitement collaboré avec eux par la suite.

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Une IA pour détecter les pupilles blanches sur les photos de famille

L'application Cradle analyse les photographies et détecte les pupilles blanches | Pixabay

Une équipe de chercheurs américains a développé une application smartphone, pour identifier les pupilles blanches sur les photographies, baptisée Cradle («computer-assisted detector of leukocoria»). Une façon pratique de détecter ce signe clinique, qui peut annoncer une maladie de l’œil, notamment chez les enfants en bas âge. L’initiateur du projet est lui-même le père d’un enfant atteint d’un cancer de la rétine. Le travail de l’équipe a fait l’objet d’une publication dans la revue Science Advances, et c’est la radio publique américaine NPR qui en parle.

Pourquoi c’est utile. Les reflets blancs dans la pupille (leucocorie) sont un signe annonciateur de plusieurs maladies ophtalmiques: rétinoblastome (cancer de la rétine), maladie de Coats (affection génétique pouvant déboucher sur une cécité), cataracte de l’enfant... Les parents ayant tendance à prendre beaucoup de photographies de leurs rejetons, il serait dommage de ne pas profiter de ces données pour améliorer les chances de dépistage précoce.

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A lire sur NPR

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Les Suisses peuvent nommer une exoplanète découverte par leur prix Nobel Michel Mayor

Image d'illustration. | Arno Balzarini / Keystone

Tout au long du mois de septembre, les Suisses pouvaient soumettre leurs suggestions pour nommer l’exoplanète HD 130322 b et son étoile. Cette exoplanète a été découverte il y a 20 ans par une équipe genevoise d’astronomes autour de Michel Mayor, qui a reçu le 8 octobre le prix Nobel de physique, en compagnie de Didier Queloz.

Comment ça marche. Individus ou groupes ont pu envoyer leurs suggestions via le site nameexoplanet.ch. Mais attention, il y avait des règles (nombreuses) à respecter! Les noms proposés pour l’exoplanète et son étoile doivent avoir un lien l’un avec l’autre – comme exemple, les organisateurs donnent «Tell» et «Stauffacher». Ils ne doivent pas faire plus de 16 lettres, et être faciles à prononcer. Personnalités vivantes ou connues pour des activités politiques, militaires ou religieuses sont bannies, de même que les noms d’animaux domestiques ou encore les mots fantaisistes.

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Le prix Nobel de physique, une récompense inespérée pour les Suisses Michel Mayor et Didier Queloz

Le prix Nobel de physique a été décerné, ce mardi 8 octobre, à James Peebles pour ses travaux sur la cosmologie physique et aux deux Suisses Michel Mayor et Didier Queloz pour la découverte de la première exoplanète en orbite autour d’une autre étoile de type solaire.

En 2018, le prix Nobel de physique avait été attribué à Arthur Ashkin, Gérard Mourou et Donna Strickland pour leurs recherches sur la physique des lasers et leurs applications.