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Au programme de votre flux Sciences ce mardi

Bonjour à toutes et à tous! Bienvenue sur le flux Sciences de Heidi.news. En ce mardi 9 juillet, je me ferai un plaisir de sélectionner pour vous les dernières actualités scientifiques et technologiques. Si vous avez une question, n’hésitez pas à me contacter à l’adresse suivante: sciences@heidi.news.

L’histoire. C’est un 9 juillet, en 1893, que le chirurgien afro-américain Daniel Hale Williams réussit la première opération à cœur ouvert. Ce pionnier de l’utilisation de nouveaux antiseptiques et des procédures de stérilisation voit arriver ce jour-là au Provident Hospital de Chicago un jeune homme de 24 ans poignardé lors d’une bagarre dans un bar. Pour sauver le patient dans un état critique, le Dr Williams décide d’ouvrir sa cage thoracique, sans anesthésie, et suture son péricarde. L’opération est un succès: le jeune homme guérit et peut quitter l’hôpital. Selon certaines sources, il aurait ensuite vécu encore 50 ans.

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Des chercheurs allemands proposent un procédé pour convertir le dioxyde de carbone en graphène

Le graphène est une mono-couche cristalline de carbone. | Jannik C. Meyer, U.C. Berkeley / Keystone

Une équipe du Karlsruhe Institute of Technology (KIT), en Allemagne, est parvenue à convertir du dioxyde de carbone en graphène, un matériau aux propriétés électriques prometteuses mais dont la production est encore difficile. Le procédé et les perspectives qui en découlent font l’objet d’une publication dans la revue ChemSusChem.

Pourquoi on vous en parle. L’ambition est de faire d’une pierre deux coups: d’un côté, réduire les émissions de dioxyde de carbone liées à l’industrie, de l’autre, produire un matériau dont les applications potentielles vont des supra-conducteurs au stockage d’énergie.

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Pourquoi la «fausse viande» inquiète les organismes de santé

La viande rouge est bien plus complexe à reproduire sur base d'ingrédients végétaux que le poulet. | Pixabay

Le marché des substituts de viande est en plein boom. Or, une consommation de la léghémoglobine, une des substances présente dans les steaks végétaux qui imitent la vraie viande, pourrait favoriser des cancers de l’intestin, raconte Quartz. Les critiques ciblent également le processus de fabrication, pas si «naturel» que ça.

Comment ça marche. Impossible Foods, entreprise précurseure du secteur, utilise une levure génétiquement modifiée afin d’extraire la léghémoglobine à partir du soja. C’est cette protéine, similaire à la myoglobine animale, qui donne au substitut l’aspect, l’odeur et le goût d’une pièce de viande rouge. Le processus se trouve dans le viseur de l’Organisation mondiale de la santé.

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Lire l'article dans Quartz (EN)

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L’ignorance réciproque empoisonne le dialogue entre croyants et scientifiques

Des créationnistes américains, rejetant la théorie de l'évolution, se sont rassemblés autour d'une réplique de l'Arche de Noé en 2016 | Keystone, Jim Lo Scalzo

Peut-on encore parler de science aux croyants? La question est brûlante, alors que la confiance dans les faits scientifiques se dégrade au sein de la population. En cause: l’ignorance réciproque, explique Tom Heneghan, ancien rédacteur en chef spécialiste de la religion pour l’agence Reuters.

Pourquoi c’est important. Le rejet de la science touche en premier lieu certaines communautés religieuses. Aux Etats-Unis, par exemple, elle se traduit par une farouche opposition à la recherche sur les cellules souches, par la non-vaccination des enfants et va parfois jusqu’au refus de se faire soigner.

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Les cafards deviennent de plus en plus résistants aux insecticides

Cafards. | AP University of Nebraska / Keystone

Les cafards pourraient bientôt devenir «impossibles à tuer» avec des insecticides, raconte le Guardian. Une nouvelle étude américaine montre que ces nuisibles développent des résistances croisées: ils survivent à des produits avec lesquels ils n’ont jamais été en contact.

Pourquoi c’est inquiétant. On pensait jusqu’ici que les cafards ne s’immunisaient à une classe d’insecticides que s’ils y avaient été exposés. «Nous constatons que leur résistance augmente de quatre à six fois en une génération seulement», souligne Michael Scharf, de l’université Purdue, auteur principal de l’étude. Les cafards transmettent de nombreuses bactéries, comme E. coli ou la salmonelle.

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Le glyphosate ne nuirait pas aux sols agricoles, selon des chercheurs finlandais

SASCHA STEINBACH/EPA/KEYSTONE

Le glyphosate est-il dangereux? Et si oui, pour qui: les écosystèmes, les utilisateurs ou les consommateurs finaux? Des chercheurs finlandais ont mené une étude de terrain, présentée comme une première, évaluant ses effets sur les écosystèmes agricoles. Verdict: c’est la disparition des mauvaises herbes ciblées qui a le plus d’effets sur la biodiversité des sols, davantage que le glyphosate. Ces résultats ont été publiés dans la revue Scientific reports.

Pourquoi c’est important. Principe actif de l’emblématique herbicide Roundup (qui a valu à Bayer-Monsanto une condamnation à payer des indemnités record en 2018 à un jardinier américain atteint d’un cancer), le glyphosate a mauvaise presse. Malgré tout, la littérature scientifique ne parvient à atteindre un consensus quant à sa dangerosité ou son innocuité, diverses institutions se montrant en désaccord.

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Votre cerveau a été piraté

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Un lac se forme à plus de 3000 mètres d'altitude, dans le massif du Mont-Blanc

Des alpinistes français ont découvert un petit lac à plus de 3000 mètres d’altitude, au pied de la Dent du Géant, dans le massif du Mont-Blanc. La récente canicule, qui a entraîné une importante fonte de neige, en serait à l’origine.

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Le labo chinois: pluie artificielle, nettoyage des océans et paroi sous la mer

Littoral de Hong Kong. | Vincent Yu / Keystone

Notre correspondante à Hong Kong, Julie Zaugg, vous livre les dernières actualités scientifiques et technologiques venues de Chine.

Pluie artificielle au Tibet. Pour résoudre la sécheresse qui frappe la province depuis juin, les autorités ont lancé 31 fusées contenant de l'iodure d'argent et des sels hygroscopiques, deux substances utilisées pour ensemencer les nuages. Elles permettent de concentrer les gouttelettes d'eau, favorisant les précipitations. Un ambitieux projet prévoit de doter le plateau himalayen de milliers de chaudières capables d'émettre ces particules. Xinhua (EN)

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Au programme de votre flux Sciences ce lundi

Bonjour à toutes et à tous! Je vous souhaite la bienvenue pour une nouvelle semaine sur le flux Sciences de Heidi.news. C’est moi qui vous accompagnerai pour suivre l’actualité scientifique et technologique de ce lundi 8 juillet. Une question? Une remarque? Une seule adresse: sciences@heidi.news.

Au programme aujourd’hui:

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Les principales bactéries responsables de la production de méthane chez les vaches identifiées

Les vaches produiront-elles moins de méthane à l'avenir? | Gitti Lohr, Pixabay

Une équipe internationale a étudié les bactéries du microbiome présent dans le rumen de plusieurs variétés de vaches en Europe. Ils ont notamment découvert que 39 de ces bactéries étaient fortement impliquées dans la production de méthane. Ils rapportent leurs résultats dans Science Advances.

Pourquoi c’est important. L’élevage de bovin est vu comme une des principales sources de méthane liées aux activités humaines. Ce gaz à effet de serre contribue fortement à l’actuel changement climatique. Identifier ces bactéries pourrait permettre de modifier le microbiome des vaches pour qu’elles produisent moins de ce méthane.

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Voir l'article complet dans Phys.org (EN)

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Les youtubeurs sont-ils des journalistes scientifiques comme les autres?

Valentine Delattre tient la chaîne Science de Comptoir sur Youtube. Elle est aussi journaliste scientifique pour Sciences et Avenir. Valentine Delattre

Ils parlent de sciences, vulgarisent des thèmes parfois pointus et vont jusqu’à enquêter sur des sujets proches de l’actualité. Le travail des youtubeurs scientifiques ressemblent souvent à s’y méprendre à celui des journalistes scientifiques. Au point de les classer dans la même catégorie?

Pourquoi ça fait débat. La question du statut des youtubeurs scientifiques a été au cœur d’une discussion organisée dans le cadre de la Conférence mondiale des journalistes scientifiques qui se tenait à Lausanne cette semaine. Parmi les intervenants, Viviane Lalande de la chaîne Scilabus, Lê Nguyên Hoang de la chaîne Science4all et le sociologue Joachim Allgaier de l’université d’Aix-la-Chapelle en Allemagne, échangeaient leurs opinions à ce sujet.