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L’algorithmique confirme le couplage entre le rythme circadien et le cycle cellulaire

Une horloge astronomique à Prague (image d'illustration) | iwishmynamewasmarsha/Creative Commons

Les oscillateurs biologiques répondent aux mêmes lois physiques que les pendules, d’après les travaux de l’équipe de Félix Naef à l’Institut de bio-ingénierie de l’Ecole polytechnique de Lausanne (EPFL). Ces spécialistes ont démontré que l’horloge circadienne, qui traduit l’adaptation du vivant à l’alternance jour nuit, est synchronisée avec le cycle de division cellulaire, ce qui a d’importantes répercussions biologiques.

Pourquoi c’est intéressant. En 1665, le physicien hollandais Christian Huygens a observé que deux pendules placés côté à côté tendent à mutuellement se synchroniser. Ces chercheurs suisses prouvent que les horloges biologiques répondent aux mêmes lois. Cette avancée fondamentale ouvre une nouvelle voie d’étude des cancers.

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Un traitement contre une forme sévère de la tuberculose donne des résultats encourageants

Johannesbourg, où le nouveau traitement contre la tuberculose a été testé. (Image d'illustration) | Gia Conte-Patel / Pixabay

En Afrique du Sud, un nouveau traitement a été testé contre la tuberculose XDR-TB, forme particulièrement sévère et résistante à de nombreux antibiotiques de la tuberculose. Bien que n’ayant été testé que sur une centaine de patients pour le moment, il leur a permis de guérir dans 90% des cas, raconte le New York Times.

Pourquoi c’est important. Cette souche particulière de la maladie, résistante à de nombreux médicaments, se propage rapidement à travers le monde, avec plus de 30’000 cas déjà recensés dans 100 pays. Aujourd’hui, le seul traitement disponible comprend une quarantaine de cachets à prendre quotidiennement pendant deux ans. Il est difficilement supportable avec de nombreux effets secondaires, pour un taux de réussite qui ne dépasse pas les 20%. En effet, de nombreux patients préfèrent l’abandonner. Même parmi ceux qui le suivent jusqu’au bout, seuls 34% survivent.

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Lire l'article en entier dans le New York Times (EN)

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Pourquoi les manchots s'appellent-ils «penguins» en anglais alors qu'ils sont très différents des pingouins?

Sarah Sermondadaz, journaliste scientifique, répond à la question.

Manchots royaux | Biodiversity Heritage Library

Notre erreur de traduction. On pense maîtriser la langue et savoir appeler un chat, un chat, et un beau jour, patatras! Heidi.news a traduit pinguin par pingouin dans la newsletter quotidienne du Point du Jour, alors que les deux mots, quoique très proches dans leur étymologie, désignent des espèces très différentes. D’où vient cet écart pour le moins confondant? Pourquoi l’anglais diffère-t-il tant du français?

La réponse de Sarah Sermondadaz, journaliste scientifique

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Cette plaque d'immatriculation atypique a valu plus de 10'000 dollars d'amende en Californie

BBC World Service/Creative Commons

En 2016, un informaticien californien décide de s’offrir une plaque minéralogique estampillée NULL, ce terme décrivant dans de nombreux langages de programmation une variable dont la valeur est non définie. Il parvient à faire homologuer son véhicule, plaque comprise, mais cette dernière occasionne alors un curieux bug informatique. Le malheureux se retrouve alors avec plus de 12’000 dollars d’amendes à payer, pour des infractions qui ne le concernent pas! Cette histoire cocasse est narrée par Wired.

Pourquoi on en parle. Cette savoureuse variation kafkaïenne autour du thème séculaire de l’arroseur arrosé est l’exemple parfait d’une blague de geek qui a mal tourné. Le système informatique du DMV californien n’était en effet pas préparé à recevoir NULL en lieu et place d’une séquence de chiffre et de lettres. Mais sa plaque, plutôt que de faire planter la base de données, s’est rapidement retrouvée associée à toutes les contraventions où un agent de Police avait omis de renseigner le numéro d’immatriculation du véhicule! Et pour cause: ces dernières sont affectées à l’identification NULL dans le système…

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Lire l'article publié par Wired (EN)

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Des chercheurs de l'EPFZ inventent un outil capable d'éditer plusieurs gènes à la fois avec CRISPR

Tom Woodward/Creative Commons

Il n’existe pas un, mais plusieurs systèmes de «ciseaux génétiques» basés sur CRISPR, permettant d’altérer le génome d’un organisme vivant. Grâce à une approche originale, des chercheurs de l’EPFZ ont développé une nouvelle méthode permettant d’éditer non pas un gène, mais plusieurs gènes à la fois.

Pourquoi on en parle. Depuis 2015, ces technologies géniques inspirées par le génome de certains microbes ont permis des avancées considérables dans le domaine de la génétique. Et ont provoqué quelques questionnements éthiques, en témoigne le tollé provoqué par la naissance en 2018 de deux bébés chinois dont les cellules germinales, transmises à la descendance, ont été génétiquement modifiés.

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Le labo américain: origine de la vie, Google et espèces menacées

qimono / pixabay

Comme chaque semaine, notre correspondant à Boston, Lionel Pousaz, décrypte les dernières actualités scientifiques venues des Etats-Unis.

De nouveaux indices sur l’origine de la vie. Les cellules comportent au moins trois éléments: des acides gras pour former une membrane protectrice, des acides aminés pour composer des protéines et de l’ARN - le cousin de l’ADN. Dans PNAS, des scientifiques de Seattle montrent comment, dans une solution saline, les deux premiers composants s’organisent spontanément en une protocellule stable. The Atlantic (EN)

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Au programme ce vendredi sur le Flux Sciences: CRISPR, manchots et pingouins

Bonjour et bienvenue sur votre Flux Sciences! C’est moi qui vous accompagnerai aujourd’hui sur Heidi.news. Une remarque, une question? N’hésitez pas à nous solliciter: sciences@heidi.news.

Au programme aujourd’hui

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Assistant.e administration avec des compétences comptables (40%)

Heidi.news recherche: un.e assistant.e administration avec des compétences comptables (40%)

Le poste conviendrait particulièrement bien à un.e senior désireux de participer activement à un projet de nouveau média, en apportant des compétences et de l’expérience. Nous offrons un environnement professionnel intéressant.

Une actualité vous interroge ?

Posez votre question à la rédaction de Heidi.news

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Le dernier rapport fédéral sur l'eau se veut rassurant, mais la Suisse peut mieux faire

Image d'illustration | Mélanie Duchene / Keystone

La qualité des eaux souterraines suisses est globalement bonne, selon le dernier rapport de l’Office fédéral de l’environnement (OFEV). Cependant, les concentrations de nitrates dépassent trop souvent le seuil limite autorisé, et ont aussi été observés plusieurs dépassements ponctuels pour d’autres produits chimiques.

Pourquoi c’est important. Les eaux souterraines fournissent à la Suisse 80% de son eau potable. Or, le rapport précédent de l’OFEV sur le sujet remontait à bientôt dix ans. Les nouvelles données fournissent ainsi des informations précieuses, alors que la problématique de l’eau potable fera l’objet d’une votation populaire l’an prochain.

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Nature appelle les politiciens à agir sur le climat, et salue le courage des jeunes générations

Manifestation de jeunes pour le climat à Lausanne. | Jean-Christophe Bott / Keystone

Le mouvement des jeunes pour le climat est juste et courageux, écrit Nature dans un éditorial publié le mercredi 14 août. Dans un texte engagé, la revue appelle les dirigeants à agir en faveur de l’environnement. Et prévient: les gouvernements vont devoir rendre des comptes, et expliquer pourquoi leurs représentants semblent incapables de comprendre l’importance des rapports du GIEC, alors que des enfants y parviennent.

Pourquoi c’est intéressant. L’éditorial de Nature intervient à la veille de plusieurs échéances importantes. Fin août, la conférence de l’ONU sur la biodiversité se réunira à Nairobi. Début septembre, celle sur la désertification aura lieu à New Dehli. Enfin, l’ONU tiendra un sommet sur le climat à New York fin septembre.

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Lire l'éditorial de Nature