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Un test de voile solaire veut asseoir la pertinence de ce nouveau mode de propulsion spatiale

Mardi 23 juillet, le satellite expérimental LightSail2 tentera de déployer sa voile solaire pour un test grandeur | Vue d'artiste, Josh Spradling / The Planetary Society

Nouvelle phase d’expérimentation de la voile solaire lightSail2 ce mardi: lancée le 25 juin depuis le centre spatial Kennedy en Floride, le satellite expérimental de la Planetary Society va tenter de déployer sa toile ce mardi 23 juillet.

Pourquoi on vous en parle. La voile solaire fonctionne grâce aux particules de lumière (photons) émises par le Soleil. Bien que sans masse, ces corpuscules peuvent produire une légère poussée sur une voile réfléchissante. Faible mais constante, cette poussée pourrait en théorie permettre d’atteindre de très hautes vitesses. Plus la voile est grande, plus l’accélération est importante. Théorisé depuis les années 1970, ce concept demande à faire pleinement ses preuves.

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Mal utilisées, les technologies de capture du CO2 de l'air pourraient faire plus de mal que de bien au climat

Une usine DAC (direct air capture) de la compagnie Climeworks, près de Zurich | GAETAN BALLY/KEYSTONE

Face à la crise climatique, les technologies d’absorption directe du CO2 de l’air sont-elles crédibles? Oui… mais à certaines conditions, et au risque d’un quitte ou double dangereux, explique Carbon Brief, en s’appuyant sur une étude parue dans Nature Communications, où des chercheurs ont modélisé l’effet de ces technologies sur le climat.

Pourquoi c’est risqué. Si elles sont installées à large échelle et fonctionnent comme prévu, elles aideraient à limiter le réchauffement climatique à +2°C au dessus de l’ère préindustrielle. Mais en cas de retard de développement, de rendement moins bon qu’escompté ou d’insuffisance dans le déploiement, elles pourraient coûter à la planète jusqu’à +0,8°C de hausse supplémentaire du mercure, à cause de la consommation énergétique supplémentaire requise pour les faire fonctionner.

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Lire l'article publié dans Carbon Brief (EN)

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L'EPFL de nouveau en troisième place de l'Hyperloop Pod Competition en 2019

L'équipe de l'EPFL pose devant son prototype à échelle réduite dans les locaux de SpaceX, à Hawthorne (Californie) | Alban Kakulya/EPFL

Les résultats de l’Hyperloop Pod Competition, qui se déroulait dimanche soir 21 juillet, sont désormais connus: c’est l’Université technique de Munich qui monte sur la première place du podium. En deuxième et troisième place se trouvent respectivement les équipes de l’EPFZ (et sa capsule Swissloop) et de l’EPFL (EPFLoop).

Pourquoi c’est important. Ce concours de vitesse est avant tout un concours de conception. Une vingtaine d’équipes étudiantes expérimente chaque année un nouveau prototype de capsule conçu en à peine neuf mois. L’enjeu: éprouver les technologies qui trouveront peut-être place dans un hyperloop commercial demain.

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Combien consomme vraiment une heure de streaming vidéo sur un smartphone

Creative Commons

Dans leur article mettant en contexte le dernier rapport du Shift Project consacré à l’impact climatique de la vidéo en ligne, nos confrères français des Echos ont publié une étonnante comparaison, depuis retirée de l’article: «Une heure de streaming vidéo sur un smartphone équivaut à la consommation d’un réfrigérateur allumé pendant un an».

Une affirmation qui semble fantaisiste… et qui l’est. Le chiffre est surestimé d’un facteur 100 à 1000. Voici pourquoi.

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L'Etivaz, le génie fromager

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Les Apps de suivi de la fertilité deviennent des mines de données insoupçonnées pour la recherche

Un exemple d'App de suivi de la fertilité | INSTAGRAM / NATURAL CYCLES

Les applications mobiles de suivi du cycle menstruel, dites «femtechs», constitue une nouvelle source d’information pour la science. En analysant les données de deux d’entre elles, des chercheurs de l’EPFL et de Stanford montrent que les informations recueillies éclairent sur la physiologie menstruelle des utilisatrices. Une nouvelle démonstration du potentiel de l’épidémiologie digitale.

Pourquoi c’est intéressant. L’épidémiologie du cycle menstruel reste mal connue. Les méthodes traditionnelles de suivi sont peu efficaces. Et pourtant le cycle menstruel peut être associé à différents troubles (douleur, migraine, syndrome prémenstruel), voire s’immiscer dans des maladies chroniques comme le diabète ou des troubles psychiatriques.

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Le labo russe: bébés génétiquement «édités», mammouths et silicone pour dépister le cancer

Reconstitution d'un mammouth au musée Royal BC Museum de Victoria (Canada) | Wikipedia.org

Bébés génétiquement «édités». Permettre à des parents sourds d'avoir des enfants entendants, c'est ce que le controversé biologiste russe Denis Rebrikov s'est mis en tête d'accomplir. Cinq couples de Russie ont ainsi accepté de tenter une modification du génome de leurs embryons. Au défi de nombreuses questions éthiques et de dangers méconnus. New Scientist (EN)

Faire renaître les mammouths. Alors que le permafrost continue de fondre à un rythme effréné, les scientifiques Sergueï et Nikita Zimov ont une solution drastique: faire revenir des zones entières d'arctique à l'ère glaciaire du pléistocène, qui s'est achevé 11 700 ans avant J.C.. Et pourquoi pas, dans cet écosystème recréé, faire renaître les mammouths laineux. CBS (EN)

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Au programme du Flux Sciences ce lundi: App de fertilité féminine, consommation du streaming, et actualités russes

Bonjour, et bienvenue sur le Flux Sciences de Heidi.news! J’ai le plaisir de vous accompagner pour la première journée de cette 30e semaine de l’année 2019, qui s’annonce caniculaire à Genève et en Suisse romande. Sur le front de la science, après les festivités du 50e anniversaire de l’alunissage d’Apollo 11, l’actualité est calme, si ce n’est l’ouverture aujourd’hui à Mexico de la 10e International AIDS Society (IAS) Conference, qui réunit quelque 5000 experts du VIH/Sida (relire notre article récent sur l’évolution de l’épidémie).

Avez-vous des remarques? Des Idées de sujet? Des questions à nous poser? N’hésitez pas à nous contacter: sciences@heidi.news

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The programmer behind the moon mission – revelations of the Apollo 11 software

Margaret Hamilton pose à côté du code qu'elle a développé pour la mission Appolo 11. / MIT

The woman who sent men to the moon with a massive pile of software would never have become a programmer by a hair's breadth. But for her husband's tiresome career plans.

What happened. It was 1960 when the 24-year-old mathematician, Margaret Hamilton took a job as a programmer at the Massachusetts Institute of Technology (MIT) in Boston. The reason behind her decision was not her passion for computer science. She wanted to support her husband during his three-year stint at Harvard to get a law degree. To earn money while he was at the university. Afterwards the two wanted to swap roles. She was to do her diploma in mathematics. But it never came to that.

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L'Ebola devenu «urgence sanitaire mondiale», MSF demande un changement de stratégie

Le personnel de santé se rend sur son lieu de travail, dans un centre de traitement d'Ebola. Le 16 juillet 2019, en RDC.| Jerome Delay, Keystone

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré mercredi que l’épidémie de fièvre hémorragique Ebola constitue une «urgence de santé publique de portée internationale». Au lendemain de cette déclaration, Joanne Liu, présidente de Médecins sans frontières (MSF) demande un changement de la stratégie de vaccination.

Le contexte. Alors que l’épidémie avait jusqu’ici épargné Goma, capitale du Nord-Kivu, un premier cas a été repéré dimanche dans cette ville de près de deux millions d’habitants située à l’est de la République démocratique du Congo (RDC). De plus, trois cas d'Ebola ont été confirmés en Ouganda. Interview de Luis Encinas, spécialiste en bio sécurité pour Médecins sans frontières à Genève.