Heidi.news propose un journalisme constructif axé dans un premier temps sur la science et la santé, ainsi que des grands reportages. C'est un média financé par ses lecteurs, sans publicité.

S'abonner
| chronique

Comment se construit la pensée thérapeutique d'un psy radical?

Elsa Fayner

Tout a commencé il y a quelques années par un message téléphonique: «Seriez-vous disponible pour accompagner un psychanalyste renommé dans l’écriture d’un livre?» La proposition venait d’une autre psy que j’interviewais de temps en temps, étant journaliste spécialisée dans le domaine de la santé. J’avais confiance en ses analyses. Mais je me méfiais: il m’est arrivé de travailler avec des médecins aux egos surdimensionnés et aux propos décevants. Là, ce serait facile, m’assurait-on: «Il parle comme il écrit. Il n’y aura qu’à retranscrire.» Hum. A voir. «C’est le plus grand d’entre nous», avait ajouté la voix au bout du fil. Venant de cette psy-là, peu portée sur la dithyrambe, la formule avait éveillé ma curiosité.

Le projet en question ne s’est finalement pas fait et Robert Neuburger n’a pas eu besoin de moi. Le problème, c’est que je me suis mise à lire tous ses livres, à les offrir à mes amies qui ont eu des difficultés avec leurs enfants, dans leur couple ou avec leurs parents, et à le citer à tout bout de champ.

| news

Inscrivez-vous à notre future newsletter culture

Après la science, la santé et l’innovation, au mois de mars 2020, Heidi.news se lancera dans la culture. Cliquez ici, pour ne rien manquer et vous inscrire dès maintenant à notre future newsletter!

link

Page d'inscription pour la future newsletter culture de Heidi.news

| | news

La France limite la prescription de tramadol: quid de la Suisse?

Le tramadol est homologué en Suisse depuis 1977 | Keystone / Martin Ruetschi

En France, le statut du tramadol, l’opioïde le plus prescrit du pays, changera le 15 avril. Les patients devront désormais renouveler leur ordonnance tous les trois mois, contre douze actuellement. La décision, annoncée mercredi par l’agence française du médicament (ANSM), vise à lutter contre les risques de dépendance et de surdosage. En Suisse, la prescription de l’antalgique est limitée à trois mois, mais cette réglementation ne suffit pas toujours à empêcher les dérives.

Pourquoi on en parle. La surconsommation d’opioïdes est un enjeu de santé publique majeur aux États-Unis et dans de nombreux pays. En Suisse, 7e consommateur mondial d’opioïdes par habitant en 2018, le tramadol trône à la première place des opioïdes les plus utilisés (Pharmasuisse, 2019).

| | news

Réconcilier économie et biodiversité, une mission difficile mais pas impossible

Image d'illustration | Pixabay

Préserver la biodiversité a rarement été l'une des priorités du monde économique, mais cela pourrait bientôt changer. C'était en tout cas à cet espoir que l'Académie suisse des sciences naturelles a voulu faire adhérer les participants du Forum suisse sur la biodiversité 2020, qu'elle organisait ce vendredi 17 janvier à Berne.

Pourquoi c'est important. Les rapports successifs de l'IPBES et de l'UICN érigent le même constat général: la biodiversité vit une crise majeure, en grande partie liées aux activités humaines. Perte et dégradation des habitats, surexploitations des ressources naturelles, utilisation trop importante de pesticides, pollutions industrielles et introduction d'espèces invasives… Les menaces sont nombreuses. Alors que les relations entre finance et climat sont maintenant clairement établies, celles entre finance et biodiversité commencent à peine à être reconnues.

| | analyse

L'architecture, un levier pour faire des stations antarctiques des «ambassades sur glace»

La nouvelle Comandante Ferraz Antarctic Station brésilienne, inaugurée le 15 janvier, ressemble beaucoup à un hotel chic en bordure d'un fjord | DR/Estudio41

Le 15 janvier a été inaugurée en Antarctique la nouvelle base brésilienne, qui ressemble davantage à un hôtel chic posé le long d’un fjord qu’à une station de recherches. Ce projet est loin d’être isolé: la semaine qui précède a marqué la présentation du projet international Andromeda, qui ambitionne de construire d’ici 2026 deux édifices ovoïdes sur un éperon rocheux en plein milieu de la calotte polaire. Enfin, l’immense station américaine McMurdo subira elle aussi un lifting important d’ici 2026.

Pourquoi c’est intéressant. Ces trois projets parmi d’autres soulignent à quel point l’aspect architectural prend une place désormais prépondérante dans la construction de nouvelles infrastructures sur le Continent blanc. Au delà de l’intérêt fonctionnel, toujours nécessaire dans ces environnements extrêmes, il en va aussi de considérations esthétiques, de réduction de consommation d’énergie et de confort. Il y a des enjeux de visibilité et de prestige dans cet endroit du monde qui, bien que protégé, suscite de plus en plus les convoitises.

newsletter_point-du-jour

Recevez_ chaque matin un résumé de l'actualité envoyé d'une ville différente du monde.

| | reportage

Greta Thunberg en rock star à Lausanne

Son nom a été scandé dès 10h30 ce vendredi 17 janvier à la gare de Lausanne: Greta Thunberg était attendue comme une star par les médias présents et comme le symbole de leur engagement par les activistes du climat. Un an après leur premier événement, les manifestants de la grève du climat promettent une année 2020 davantage faite d’actions concrètes, après une année dédiée aux manifestations et à l’information. Heidi.news était au cœur de la marche, et en a filmé plusieurs extraits.

Pourquoi nous y sommes allés. Le 17 janvier 2019, il y a précisément un an, Lausanne vivait sa première marche issue du mouvement Grève du climat. Douze mois plus tard, que reste-t-il de cette mobilisation? Ce vendredi 17 janvier 2020, plus de 10’000 personnes ont marché à côté de leur égérie en scandant les mêmes messages que ces derniers mois: il y a urgence! Mais les activistes promettent que leur but pour 2020, c’est l’action.

| | radar

Épidémie de pneumonies: un deuxième patient est décédé en Chine

Les coronavirus ont ainsi été baptisés à cause de leur "couronne" de protéines de surface, visible en microscopie. | CDC / Dr Fred Murphy

L’épidémie de pneumonies virales en Asie, liées à un coronavirus jusque-là inconnu, a fait une deuxième victime, rapporte le Guardian, sur la base d’une communication des autorités sanitaires de Wuhan. Il s’agit d’un homme de 69 ans résidant dans la cité chinoise. Les premiers symptômes se sont déclarés le 21 décembre 2019, au début de l’épidémie, et l’homme a été hospitalisé le 4 janvier, son état se détériorant. Il est décédé à l’hôpital deux semaines plus tard, le 15 janvier, à la suite de multiples défaillances d’organes.

Le point sur la situation. C’est le deuxième patient décédé dans l’épidémie, après un homme de 61 ans la semaine dernière, également à Wuhan. Une quarantaine de patients ont été diagnostiqués à ce stade, dont deux hors de Chine (Thaïlande et Japon). Ce coronavirus, a priori d’origine animale, semble se transmettre difficilement d’humain à humain, mais les autorités sanitaires restent sur le qui-vive. D’après l’agence de presse AP, une équipe de chercheurs en virologie de l’hôpital de la Charité à Berlin a mis au point un test de diagnostic rapide, qui permettra d’identifier plus facilement d’éventuels nouveaux patients.

link

À lire dans le Guardian (EN)

| | radar

Les lentilles de contact augmentées deviennent réalité

La réalité augmentée consiste à enrichir la vision d'informations numériques | Mojo

La start-up Mojo dévoile des lentilles de contact capables de superposer des images de réalité augmentée directement sur les yeux. Ce n’est pas la première tentative dans ce domaine, mais selon un journaliste d’IEEE Spectrum qui a testé un prototype lors du dernier CES de Las Vegas, les résultats sont impressionnants. L’entreprise compte dans un premier temps proposer ces lentilles à des personnes malvoyantes en surlignant les objets qui entrent dans leurs champs de vision, avant de décliner de futures versions qui intégreront du texte ou de la reconnaissance faciale.

Pourquoi on en parle. De Black Mirror au film de Netflix Anon, l’idée de discrètes lentilles ajoutant diverses informations à la vision a nourri de nombreuses dystopies. Si l’on ignore les conséquences sociales d’une telle technologie, sa mise au point demeurait largement un fantasme depuis dix ans. Diverses lentilles augmentées de circuits électroniques avaient déjà été mises au point, mais c’était à des fins de diagnostic, par exemple du glaucome, ce que fait la start-up Sensimed, issue de l’EPFL. Mojo est ainsi la première entreprise à avoir miniaturisé un écran 14k ainsi qu’une antenne sans fil et des capteurs pour diffuser des images directement sur la rétine. Ne manque désormais plus que la batterie.

link

Lire l'article de IEEE Spectrum

| | radar

Nous ne sommes pas égaux face à la gastro

Pixabay / Dizzy Roseblade

Trois personnes sont sur un bateau, arrive la gastro. Qui survit? Sur le site d’universitaires The Conversation, la biologiste Patricia Foster (université de l’Indiana) se penche sur les norovirus, à l’origine des gastro-entérites virales. Entre autres informations fascinantes, on y apprend qu’environ un tiers de la population résiste aux flambées épidémiques – mais tout dépend de la souche virale en circulation, de sorte que le succès peut s’avérer de courte durée. En particulier, les personnes du groupe sanguin B (8% de la population) ont de bien meilleures chances de résister à la maladie – et les O sont quant à eux plus facilement infectés.

Pourquoi l’injustice ses limites. Les norovirus sont atypiques à plusieurs titres. Dépourvus de membrane cellulaire en lipide et enfermés à la place dans une enveloppe protéique très solide, ils sont résistants aux détergents classiques (savon, alcool, Javel peu concentrée) et peuvent survivre jusqu’à plus de 60 °C – soit la température d’un lave-vaisselle. Et comme une dizaine de particules virales peut suffire à contaminer un hôte, on a tout intérêt à faire partie des heureux élus du groupe B... Mais tout se paie: résistants à la gastro-entérite, les veinards en question sont en revanche plus à risque de développer des maladies inflammatoires de l’intestin et de souffrir d’anémie.

link

À lire sur The Conversation

| | radar

Une poche d'eau chaude entraîne la mort d'un million d'oiseaux dans l'océan Pacifique

Image d'illustration | Oregon State University

Il s’agissait au départ de deux phénomènes a priori séparés: d’une part, des zones de l’océan Pacifique jusqu’à 6°C plus chaudes que la moyenne, et d’autre part, des quantités d’oiseaux morts (des guillemots) charriés sur les rivages de la côte américaine: 62’000 ont été dénombrés. Des chercheurs font désormais un lien clair entre les deux: au total, un million d’oiseaux seraient morts de faim à cause de la canicule marine, qui aurait dépeuplé ces zones de l’océan de nombreuses espèces de poissons, raconte le Guardian.

Pourquoi on en parle. Ces poches d’eau plus chaude, et leurs effets dévastateurs sur la faune et la flore marine — on a aussi observé des moments d’efflorescence d’algues toxiques le long des côtes américaines — sont la conséquence du changement climatique. Et en particulier d’une vague de chaleur océanique déclenchée par un épisode El Niño de forte ampleur en 2015, qui a résulté en une augmentation durable de la température de certaines zones océaniques.

link

Lire l'article du Guardian

| radar

Comment les aborigènes australiens combattent le feu par le feu

Photo d'illustration | U.S. Air Force/ Robert M. Trujillo

La technique est peut-être vieille de plus de 50’000 ans: pour éviter les incendies massifs, les aborigènes australiens mettent régulièrement le feu au brousses. Débarrassé des broussailles, débris et herbes inflammables, le terrain se montre plus résilient dans les périodes de grande sécheresse.

A quel moment mettre le feu, pour combien de temps, dans quel type de végétation? Comme le raconte CNN, les aborigènes ont développé une technique complexe, basée sur une connaissance intime de leur environnement, des plantes et des cycles saisonniers.

link

CNN

| radar

Face au FBI, Apple tiraillé entre sécurité et vie privée

Image d'illustration | Pisqels

Le FBI veut l’aide d’Apple pour décoder le contenu de l’iPhone de Mohammed Saeed Alshamrani, le tueur de Pensacola. La firme de Cupertino tente le grand écart diplomatique et se refuse à développer une solution standard de déchiffrement à l’intention des autorités. Derrière cette affaire de terrorisme se joue une guerre de principes politiques, entre partisans de la sécurité et défenseurs de la vie privée. Selon Apple, créer une solution pour le FBI aurait comme conséquence de rendre les iPhones moins sûrs, plus accessibles pour le gouvernement mais aussi pour les hackers.

Après la tuerie de San Bernardino en 2016, Apple s’était déjà vu demander la même chose par le FBI. Sans succès. Une société tierce avait alors résolu le problème en accédant à l’iPhone de l’assaillant.

link

Wired

Une actualité vous interroge ?

Posez votre question à la rédaction de Heidi.news

| radar

A Los Angeles, les taxis tentent de survivre à Uber

En sept ans, leur chiffre d’affaires a chuté de 75%: les taxis de LA sont asphyxiés par les applications d’autopartage, comme dans d’autres métropoles. Pour sauver ce secteur sinistré, la ville assouplit certaines régulations.

Mais surtout, les neuf compagnies de la cité proposeront leurs services via une application centralisée qui fixe à l’avance le prix des courses, à l’instar de Lyft ou Uber.

link

New York Times

| radar

La pluie est arrivée pour calmer les incendies en Australie

Keystone / AP Rick Rycroft

Les incendies en Australie réduis par les orages qui ont traversé le sud-est de l’Australie. On compte encore 98 foyers d’incendie en Nouvelle-Galles du Sud et au Victoria, mais des pluies supplémentaires sont attendues en cette fin de semaine.

Mises à nu par le feu et exposées à de subites intempéries, certaines régions pourraient connaître des glissements de terrain, avertit le bureau national de météorologie, tandis que des orages violents ont provoqué des inondations à Melbourne. Une perturbation de plus pour l’Open d’Australie qui se joue actuellement à Melbourne. Le macabre sort des animaux devrait également s’étendre aux poissons, puisque les fortes pluies risquent d’emporter les cendres dans les rivières.

link

The Guardian